Description : Description : C:\Users\Ivan\Documents\Amnesty\Site 109 Free 2012\amnestyfrance.jpgsite  Groupe 109  "Vallée de Chevreuse"           

  Antenne Jeunes  "Vallée de Chevreuse"   

 Maison des Associations    7, Avenue du Maréchal Foch   91400 ORSAY  



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Site Amnesty International  : "Ce que vous devez savoir sur les droits humains

=>  Découvrez cette bibliothèque, qui se compose de nouvelles, de billets de blog, de films et de rapports ; elle est mise à jour

Dans le groupe, nous sommes une douzaine de personnes résidant ou travaillant à Bures, Gif, Igny, Les Ulis, Limours, Orsay, Massy, Palaiseau, Saclay, Saint-Rémy, Villebon, ... Les réunions ont lieu un mardi soir de chaque mois à la Maison des Associations d'Orsay.  Elles ont pour objet de diffuser les informations fournies par la Section française et de préparer les activités communes: envois de lettres, campagnes, manifestations publiques locales, etc.

Venez nous rejoindre.


Prochaine réunion mensuelle du groupe :

le mardi 19 mars 2019, à 20h30

à la Maison des Associations d'Orsay



Informations générales :


Amnesty International


Déclaration  Universelle des Droits de l'Homme (1948)

 
Convention relative aux Droits de l'Enfant (1989)


autres traités internationaux


liens Internet


Différentes actions en cours (certaines "en ligne") :

site d'Amnesty-France  

http://www.amnesty.fr/

et sites d'Amnesty-Londres
en français :
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en anglais
 
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Nigeria : Justice pour  les femmes victimes de l'armée et de Boko Haram

Dans le nord-est du Nigeria, de nombreux civils se sont retrouvés pendant des années sous la domination brutale du groupe armé Boko Haram. Une fois libérés, c’est la violence et les mauvais traitements aux mains de l’armée nigériane qu’ils ont dû subir.

Après l’opération militaire visant à la reconquête du territoire sous le joug de Boko Haram, nombre de celles et ceux qui ont survécu ont fui vers des camps pour personnes déplacées ou y ont été envoyés. Dans ces camps, les femmes sont victimes de violences sexuelles et de viols, la plupart du temps en échange de nourriture. Des milliers de personnes sont mortes en raison du manque d’eau, de nourriture ou de soins médicaux.
Les hommes « en âge de combattre » sont souvent suspectés de faire partie de Boko Haram. C’est la raison pour laquelle des milliers d’entre eux ont été enlevés par l’armée nigériane. Des familles ont ainsi été séparées, les femmes isolées devant s’occuper seules de leur famille.
Le mouvement Knifar est un groupe de victimes qui se sont fédérées pour demander justice et retrouver leur famille.

Demandez aux autorités nigérianes de protéger les femmes déplacées et de mettre un terme aux violences sexuelles qui leur sont infligées par les forces de sécurité.

Signez la pétition au Président du Nigeria


Tchétchénie : stop aux violences homophobes

Depuis fin décembre 2018, au moins 40 personnes ont été détenues arbitrairement et torturées. Au moins deux personnes seraient mortes des suites d’actes de torture.
Ces violences font écho aux événements de 2017, quand plus d’une centaine d’hommes perçus comme étant gays avaient été enlevés et torturés en Tchétchénie dans le cadre d’une campagne coordonnée par les autorités locales.
Nous devons agir dès maintenant pour arrêter cette répression ainsi que l’impunité de ses auteurs !

Signez notre appel au président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.


Exigez de TripAdvisor de se retirer des colonies israéliennes

Le site TripAdvisor répertorie plus de 70 propriétés, activités et attractions se trouvant dans des colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés. Ce faisant, TripAdvisor dope l’économie des colonies et contribue à leur expansion.
Le fait de faire la promotion de colonies comme s’il s’agissait de destinations touristiques tend à « normaliser » et à légitimer la colonisation aux yeux du grand public.
Les colonies sont illégales au regard du droit international, et leur création constitue un crime de guerre.

Signez la pétition  à Stephen Kaufer, PDG. de TripAdvisor Inc


France : Halte aux expulsions vers l’Afghanistan

Mise à jour 16/10/2017 : Le Défenseur des droits a dénoncé la politique de l’externalisation des frontières de l'Union européenne qui l'amène à transiger avec l’Afghanistan et qui encourage les Etats à accélérer le retour d'Afghans. Le Défenseur des droits a demandé au gouvernement de suspendre l’application de l’Accord UE/Afghanistan et d'arrêter les mesures d’éloignement des personnes gravement malades dans des pays dont on sait qu’elles ne pourront accéder aux traitements nécessaires à leur survie.

L’année 2016 a été l’année la plus meurtrière en Afghanistan. Des milliers de personnes ont été tuées ou blessées. Les attaques de la part des talibans et du groupe se faisant appeler Etat islamique se multiplient.
Au lieu d’offrir un lieu sûr aux Afghan.e.s qui cherchent refuge en Europe, comme le droit international l’exige, les Etats européens accélèrent les expulsions. En 2016, près de 10 000 Afghan.e.s ont été renvoyé.e.s depuis l’Europe, dont plus de 600 par la France
Nos enquêtes démontrent que les personnes renvoyées depuis l’Europe sont en grave danger, comme l’a tragiquement illustré l’exécution d’une personne que la Norvège avait expulsée.
La France et les pays européens ont une obligation légale de protéger les personnes qui fuient le danger.

Avec Amnesty International et La Cimade, demandez au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb l’arrêt immédiat des expulsions des Afghan.e.s.


États-Unis : ni enfermement, ni séparation pour les demandeurs d'asile !

Mise à jour du 08/11/2018 : Le Président Trump tente d'interdire aux personnes ayant traversé irrégulièrement la frontière avec la Mexique de déposer une demande d’asile. Pourtant, le droit international est clair : toute personne qui souhaite demander l'asile a le droit de franchir des frontières, avec ou sans document.

En ce moment même, à la frontière américaine avec le Mexique des femmes, des hommes et des enfants sont enfermés dans des centres de détention. Ils attendent une décision sur leur demande d’asile, et cela peut pendre des années. D’autres sont renvoyées par la police des frontières. De plus, le gouvernement continue de séparer les familles. Des milliers d’enfants qui ont été séparés de leurs familles n’ont toujours pas pu être réunis avec leurs familles.

Ensemble, interpellons la Secrétaire du Département de la sécurité du territoire pour demander de cesser immédiatement de sanctionner les personnes qui cherchent la protection.


Stop à la détention et à la vente des réfugiés et des migrants en Libye

Torture, détention, exploitation et viol sont des horreurs quotidiennes pour de nombreux réfugiés et migrants piégés en Libye. Mais au lieu de mettre fin à ces atteintes, l’Europe aide la Libye à piéger ces personnes dans l’enfer. En entraînant et en équipant les garde-côtes libyens de bateaux pour renvoyer les migrants vers la Libye, les responsables européens participent à des souffrances épouvantables.

À la fin 2017, plus de 20 000 migrants, réfugiés et demandeurs d’asile sont détenus dans des centres de détention, sans savoir s’ils seront libérés un jour. Leurs conditions de vie sont totalement inhumaines. Ils doivent faire face à des mauvais traitements, la torture, le viol et sont même parfois vendus.

Il est crucial d’appeler les responsables libyens et européens à protéger les migrants et réfugiés des violations des droits humains commises en Libye. Il est urgent que les 20 000 migrants et réfugiés aujourd’hui aux mains des milices et des groupes armés, soient libérés. 

Signez cet appel à Monsieur le Premier ministre de Libye et Monsieur le Président de la Commission européenne



Campagne 2018 de signatures des "10 jours pour signer"

Tous les ans, autour du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, Amnesty International se mobilise pour défendre des personnes dont les droits sont violés, voire dont la vie est en danger. C’est un événement mondial où toutes les sections d’Amnesty se mobilisent au même moment et pour les mêmes personnes, ce qui nous garantit un impact énorme. La campagne vise à sensibiliser le public sur 10 situations emblématiques de personnes menacées dans leurs droits : victimes de tortures, de discrimination, de disparitions forcées, condamnés à mort, etc.

Les situations que nous allons défendre sont neuf femmes défenseures et un peuple autochtone, les Sengwer.

ATENA DAEMI   (Iran)   En prison pour s’être prononcée contre la peine de mort

Atena Daemi milite pour l’abolition de la peine capitale en Iran. Cette trentenaire a posté des messages sur Facebook et Twitter critiquant le nombre record d’exécutions dans son pays (507 en 2017 selon Amnesty International).

Elle a également distribué des tracts et participé à des manifestations pacifiques contre l’exécution d’une jeune femme.

Ces activités ont été qualifiées de criminelles lors de son procès qui n’a duré que…quinze minutes. Déclarée coupable de charges forgées de toutes pièces, liées à la sécurité nationale, notamment de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale », Atena a écopé de sept ans de prison. En détention, elle a été battue, aspergée de poivre, contrainte à l’isolement cellulaire. Tenace, elle poursuit son combat pour les droits humains.

Début 2018, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre son transfert dans la prison tristement célèbre de Shahr-e Rey à Varamin, à l’extérieur de Téhéran. Sa situation est emblématique de la répression à l’encontre de celles et ceux qui luttent pour plus de justice. Des dizaines de défenseurs sont ainsi jetés en prison et beaucoup d’autres placés sous surveillance, soumis à des interrogatoires et à d’interminables poursuites visant à les réduire au silence.

Demandez aux autorités iraniennes de Libérer sans conditions à Atena Daemi, Assurer l'accès aux soins médicaux spécialisés dont elle a besoin.

GERALDINE CHACON   (Venezuela)  Persécutée pour son action auprès des jeune

Geraldine Chacón, jeune avocate, était directrice adjointe de la fondation Ambassadeurs communautaires, une ONG vénézuélienne fondée en 2008 par des étudiants pour travailler auprès des jeunes en difficulté dans des zones défavorisées. Des agents du Service bolivarien de renseignement (Sebin) l’ont arrêtée le 1er février 2018 à son domicile sous prétexte d’un entretien, sans mandat d’arrêt. Géraldine a été adoptée par Amnesty comme prisonnière d’opinion. Après quatre mois d’emprisonnement arbitraire, dans des conditions sanitaires déplorables, elle a été libérée sous condition en juin mais n’a pas le droit de quitter le territoire.

Née en 1993, Geraldine a siégé dès 14 ans dans une institution locale pour la jeunesse puis fondé et coordonné le Réseau local jeunes d’Amnesty International à l’Université métropolitaine de Caracas. L’arrestation de la jeune femme semble liée à ses responsabilités au sein de la fondation Ambassadeurs communautaires. L’ONG a été mentionnée par un haut représentant de l’État le 17 janvier 2018 dans l’émission télévisée « Con el Mazo Dando » au cours de laquelle dissidents, défenseurs des droits humains, opposants politiques sont régulièrement harcelés et attaqués.

Comme Geraldine, de nombreux militants pacifistes sont quotidiennement confrontés à des intimidations, au harcèlement, et à des descentes des forces de sécurité.

Demandez aux autorités du Venezuela de :  Clôturer l’affaire concernant Geraldine, Mener rapidement une enquête sur les allégations de mauvais traitements sur Geraldine et poursuivre les responsables en justice, Arrêter de criminaliser les mouvements sociaux et les militants pour leur travail et s’assurer que Geraldine puisse continuer à défendre les droits humains sans aucune restriction.

GULZAR DUISHENOVA   (Kirghizistan)   Elle se bat pour les personnes handicapées

Gulzar Duishenova est une battante. En 2002, elle perd l’usage de ses jambes à la suite d’un accident de la route impliquant un conducteur en état d’ivresse. L’année suivante, son mari meurt subitement et elle se retrouve seule pour éduquer ses deux jeunes enfants. Plus tard, elle fait la connaissance d’autres personnes handicapées qui, confrontées aux mêmes problèmes sur leurs lieux de vie ou de travail, se sont organisées, à Bichkek la capitale. Gulzar s’est alors donné pour mission d’aider les personnes handicapées à vivre dignement et à se déplacer librement. Elle rencontre des responsables publiques, organise des formations pour les chauffeurs de bus, incite à l’action sur les réseaux sociaux…. Cependant, les obstacles restent nombreux : la jeune femme a besoin d’aide pour descendre les escaliers chez elle, sa rue n’est pas adaptée aux fauteuils roulants… Au quotidien, Gulzar est également confrontée à une double discrimination en tant que femme dans une société pétrie de valeurs patriarcales et en tant que personne handicapée considérée comme « invalide » atteinte d’une maladie incurable.

Demandez aux autorités du Kirghizistan de :  Soutenir Gulzar et les militants qui se battent pour les droits des personnes handicapées, Ratifier la convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, Mettre en place un calendrier d’implémentation de la Convention comprenant un budget adéquat.

MARIELLE FRANCO   (Brésil)   Assassinée pour avoir porté la voix des plus vulnérables

Marielle Franco, infatigable militante et conseillère municipale de Rio de Janeiro, a été abattue, avec son chauffeur Anderson Pedro Gomes, le 14 mars 2018, à l’âge de 38 ans. Élevée dans la favela de Maré, ensemble de 16 bidonvilles au Nord de Rio, elle s’était engagée dans la défense des droits humains après la mort d’une amie victime d’une balle perdue dans un affrontement entre des trafiquants et des policiers. La jeune élue, diplômée en sciences sociales avait bénéficié d’une bourse pour poursuivre ses études. Bien connue pour son activisme en faveur des femmes noires, des LGBTI et des jeunes, elle dénonçait en particulier les violences policières. « Marielle incarnait les droits qu'elle défendait », a confié sa compagne Monica. Les éléments de preuves révèlent que le meurtre fut exécuté par des professionnels. Les experts affirment notamment que les cartouches utilisés pour tuer Marielle Franco proviennent d’un lot de munitions ayant appartenu initialement à la Police fédérale. « Aussi longtemps que nous en aurons la force, nous exigerons que justice soit faite », a déclaré sa sœur. Avec au moins 70 assassinats de défenseurs des droits humains en 2017, le Brésil est l’un des pays les plus meurtriers au monde et les auteurs de ces violences restent trop souvent impunis.

Demandez aux autorités du Brésil de :  Mettre en place une enquête rigoureuse et indépendante permettant d’identifier les auteurs et les instigateurs de l’assassinat de Marielle et les traduire en justice, Mettre en œuvre des mesures de protection, soutien psychosocial et d’autres réparations en faveur de la famille de Marielle et des témoins du crime.

NAWAL BENAISSA   (Maroc)   Harcelée parce qu’elle revendique une vie meilleure dans le Rif

Nawal Benaissa, mère de quatre enfants, est devenue l’une des principales voix du Hirak Al Chaabi, un mouvement social qui secoue le Rif. Dans cette région septentrionale du Maroc, beaucoup d’habitants se sentent délaissés par l’État et réclament davantage d’investissements. Se joignant aux manifestants, Nawal a également essayé de mobiliser sur les réseaux sociaux, à travers de petites vidéos publiées sur Facebook..

Les autorités marocaines n’ont cessé de harceler la militante pour tenter de la réduire au silence : elles l’ont arrêtée et placée en détention à quatre reprises en l’espace de quatre mois, et lui ont intimé de fermer son profil Facebook qui comptait 80 000 abonnés.

En février 2018, elle est finalement condamnée à dix mois de prison avec sursis et à une amende pour « incitation à commettre des infractions pénales ». Elle a fait appel de ce verdict mais les pressions se poursuivent et pour éviter la surveillance constante, elle a dû déménager dans une autre ville.

La situation de Nawal fait écho à celle de centaines de manifestants pacifiques arrêtés par les forces de sécurité, parfois simplement pour avoir exprimé leur soutien au mouvement Hirak lourdement réprimé. La jeune femme souhaite être libre de se battre pour un avenir meilleur. Pour sa communauté et pour ses enfants.

Demandez aux autorités du Maroc de :  Arrêter le harcèlement et l’intimidation de Nawal et sa famille, Modifier la législation qui criminalise l'exercice du droit à la liberté d'expression et de réunion.

NONHLE MBUTHUMA   (Afrique du Sud)   Menacée pour avoir défendu sa terre face aux intérêts d’une compagnie minière

Nonhle Mbuthuma est à la tête d’une campagne contre un projet d'extraction de titane qu'une société minière australienne, Mineral Resource Commodities (MRC), cherche à imposer dans la Province du Cap Oriental, en Afrique du Sud. Cette femme d’une quarantaine d’années est membre de la communauté Amadiba qui posséde des droits communautaires sur cette terre située dans la région du Pondoland et connue pour sa biodiversité. S’il est autorisé, le projet minier aura pour conséquence l’expulsion forcée d’environ 5 000 personnes, qui perdront ainsi leur foyer, leur moyen de subsistance et leur mode de vie.

« Mon grand-père et les anciens m’ont appris l’importance de la terre. C’est la seule chose que nous partageons avec les générations futures, une fois perdue, aucune compensation ne peut être suffisante », déclare cette défenseure des droits humains. En 2007, elle a cofondé le Comité de crise Amadiba (ACC), qui réunit cinq villages, pour mieux combattre le projet de la MRC en mobilisant médias, avocats et ONG. Nonhle Mbuthuma qui a survécu à une tentative d’assassinat reste la cible de menaces de mort. Elle doit ainsi se cacher ou faire appel à des gardes du corps. En 2016, l’un de ses collègues, membre de l’ACC, Sikhosiphi Bazooka Rhadebe, a été tué peu après avoir confié être numéro un sur une liste noire, sur laquelle Nonhle figurait en deuxième position. Le crime est resté impuni.

Demandez aux autorités d’Afrique du Sud de :  Garantir la sécurité de Nonhle et le reste de défenseur.e.s des droits humains, Enquêter sur les menaces et intimidations à l'encontre de Nonhle, rendre publiques les conclusions et s'assurer que les responsables sont traduit.e.s en justice, Respecter le droit de la communauté d’Amadiba à la consultation et au consentement concernant l'octroi de droits miniers à toute entreprise.

PAVITRI MANHJI   (Inde)   Harcelée parce qu’elle résiste à des grandes entreprises

Pavitri Manhji, cheffe élue du Conseil de village de Bhengari, à Chhattisgarh (centre de l’Inde) est en première ligne dans la lutte menée par la communauté autochtone adivasi qui risque d’être expulsée de ses terres pour laisser place à deux centrales électriques. Des villageois affirment avoir été forcés de vendre leur terre à des agents agissant pour le compte de deux entreprises privées. Ce harcèlement dure depuis des années et beaucoup ont ainsi perdu leurs moyens de subsistance sans dédommagement correct. Ayant mobilisé les membres de sa communauté pour déposer près de 100 plaintes officielles, Pavitri subit constamment des actes d’intimidation. Des hommes de main, qui se sont rendus chez elles le 3 avril 2018, lui ont intimé l’ordre de retirer les plaintes contre les deux entreprises et l’on menacée: « tous ceux qui t’ont aidée à porter plainte sont des étrangers. Ils seront incapables de te sauver et nous les feront taire ». Ces hommes sont revenus le lendemain et le surlendemain pour faire pression sur elle. Pavitri a signalé ce harcèlement à la police. En vain. Depuis des décennies, les Adivasi sont chassés de leurs terres et leurs droits pourtant reconnus par la loi indienne sont bafoués par des entreprises. Pavitri reste déterminée à résister en aidant les membres de sa communauté à protéger les terres de leurs ancêtres.

Demandez aux autorités indiennes de :  Assurer une protection adéquate à Pavitri et le reste de villageois Adivasi, Veiller à ce que toutes les plaintes de dépossession illégal de leurs terres ou d’intimidation des villageois font l'objet d'une enquête rigoureuse, Les personnes concernées obtiennent de réparations adéquates.

LE PEUPLE AUTOCHTONE SENGWER   (Kenya)   Expulsés violemment de leur forêt

Les Sengwer, peuple autochtone du Kenya, vivent depuis des siècles dans l’immense forêt d’Embobut. Apiculteurs et éleveurs de bétails, ils sont expulsés de force par le gouvernement au nom de la « conservation », pour protéger les forêts et répondre aux changements climatiques. Depuis 2012, les gardes forestiers et la police ont mis le feu à 2 600 maisons et quelque 4 500 personnes se sont retrouvées brutalement sans abri. En janvier 2018, un homme de 41 ans a été abattu et un autre gravement blessé lors d’une descente du service forestier. Cette violence est une violation flagrante des ordonnances judiciaires censées protéger cette communauté autochtone.

Évincés de leurs forêts, de leurs maisons, certains Sengwer se retrouvent dans le dénuement le plus total. Les femmes en particulier sont les plus durement touchées, contraintes parfois de s’occuper seule des enfants quand leurs hommes restent dans la forêt ou abandonnent leurs famille.

Le gouvernement prétend qu’il veut réduire la déforestation mais il n’existe nulle preuve que les Sengwer nuisent à la forêt. L’empreinte environnementale de ce peuple est justement très faible et il devrait au contraire être reconnu comme propriétaire, gardien naturel de la forêt d’Embobut.

Demandez aux autorités du Kenya de :  Retirer toutes les restrictions sur l'accès et l'occupation des Sengwer à la forêt, Entamer un processus de consultation avec le people sur les droits fonciers et la conservation des forêts, Octroyer le droit de recours et réparation : restitution, excuses publiques, indemnisation et garantie de non répétition, Adopter une législation qui assure les principes de base et directives concernant les expulsions et les déplacements liés au développement de l’ONU, Adopter une législation qui assure les principes de base et directives concernant les expulsions et les déplacements liés au développement de l’ONU.

AMAL FATHY   (Egypte)   Condamnée pour une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel

Amal Fathy, 33 ans, a dénoncé haut et fort la situation des droits humains dans son pays et notamment le harcèlement sexuel dont sont victimes les Égyptiennes. Cette mère d’un enfant de 3 ans, a été condamnée le 29 septembre à deux ans de prison et 10 000 livres égyptiennes (482 euros) d’amende, pour « appartenance à un groupe terroriste », et « diffusion d’idées appelant à commettre des actes terroristes » et « dissémination de fausses informations ». En mai 2018, Amal avait publié sur Facebook une vidéo de douze minutes racontant avoir été harcelée sexuellement alors qu'elle se rendait dans une banque. Elle soulignait l’urgence pour les autorités de s’attaquer à ce fléau et critiquait les manquements de l’État à l’égard des droits fondamentaux. Des trolls ont copié la vidéo et l’ont relayée largement accompagnée d’injures sexistes, en réclamant l’arrestation d’Amal. Plusieurs médias ont publié de fausses informations à son sujet. Le 11 mai, la police l’a arrêtée à son domicile ainsi que son mari, Mohamed Lofty, ancien chercheur d’Amnesty International et actuel directeur d’une ONG de défense de droits humains, qui a été libéré par la suite. De nombreux journalistes, militants, citoyens, sont ainsi condamnés sur la base des messages posté sur Twitter ou Facebook et communiqués par des services de la Sécurité d’État.

Demandez aux autorités égyptiennes de Libérer immédiatement Amal

Les militant·e·s célèbrent à Dublin la dépénalisation de l’avortement lors du référendum qui s'est tenu le 26 mai 2018 en Irlande. © PAUL FAITH/AFP/Getty Images © PAUL FAITH/AFP/Getty Images

Les militant·e·s célèbrent à Dublin la dépénalisation de l’avortement lors du référendum qui s'est tenu le 26 mai 2018 en Irlande.

Rapport annuel 2018 – «Les droits humains aujourd'hui

Les femmes ont mené la lutte pour les droits humains

Les femmes ont été à l’avant-garde de la lutte mondiale pour les droits humains en 2018. Alors que la Déclaration universelle des droits de l'homme fête aujourd’hui ses septante ans, Amnesty International s’inquiète de la montée du racisme à travers le monde envers les femmes ainsi que les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre et intersexe (LGBTI).

En Europe également, l’organisation de défense des droits humains constate une montée de l’intolérance et des discriminations. Certaines libertés et droits fondamentaux acquis de longue date sont remis en question, alors que la marge de manœuvre de la société civile est dangereusement réduite. Amnesty International appelle les États européens et la Suisse à intensifier leurs efforts pour promouvoir les droits humains.

 «En 2018, nous avons vu nombre de ces dirigeants «endurcis» tenter de saper le principe même d’égalité, qui constitue le socle des droits humains. Ils pensent que leurs politiques font d’eux de vrais durs, mais elles ne sont guère plus que des stratégies d’intimidation visant à diaboliser et à persécuter des populations déjà marginalisées et vulnérables», a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International.

Amnesty International expose le bilan de ses recherches dans Les droits humains aujourd’hui, un document qui fait le point sur la situation de ces droits dans sept régions du monde: l’Afrique, les Amériques, l’Europe et l’Asie centrale, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est, l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est. Le lancement de ce rapport coïncide avec le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par des gouvernements du monde entier, en 1948.

Soulèvement des femmes de 2018

Le pouvoir grandissant des voix des femmes ne doit pas être sous-estimé, rappelle ce rapport. Cette année, nombreuses organisations menées par des femmes, telles que Ni una menos en Amérique latine, ont galvanisé des mouvements d’une ampleur totalement inédite à propos des questions liées aux femmes.

En Inde et en Afrique du Sud, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre les violences sexuelles endémiques. En Arabie saoudite et en Iran, des militantes ont bravé le risque d’une arrestation en résistant, respectivement, à l’interdiction de conduire et à l’obligation de porter le hijab (voile islamique). En Argentine, en Irlande et en Pologne, de très nombreuses personnes se sont rassemblées pour réclamer la suppression de lois répressives sur l’avortement. Aux États-Unis, en Europe et au Japon, des millions des personnes ont participé à la deuxième marche des femmes organisée dans le cadre du mouvement #MeToo contre la misogynie et la violence sexuelle.

Le rapport souligne toutefois que l’on ne peut pas célébrer «cette formidable montée du militantisme féminin» sans s’intéresser aux éléments moteurs qui ont conduit de si nombreuses femmes à se mobiliser pour exiger un changement. Amnesty International attire l'attention sur un nombre croissant de politiques et de lois visant à opprimer et à contrôler les femmes. Plusieurs militants ont risqué leur vie et leur liberté en 2018 pour faire la lumière sur des violations des droits humains.

En Europe aussi une politique d’accusation et de peur

En Europe, 2018 a été marquée par une montée de l’intolérance, des discours haineux et de la discrimination, dans un contexte de rétrécissement du champ d’action reconnu à la société civile. Les personnes demandeuses d’asile, réfugiées et migrantes sont rejetées ou confinées dans des conditions sordides tandis que, progressivement, les actes de solidarité sont criminalisés. La Hongrie, la Pologne et la Russie ont chacune à leur manière illustré cette tendance. Ailleurs dans la région, des pays comme le Bélarus, l’Azerbaïdjan ou encore le Tadjikistan ont continué de réprimer la liberté d’expression, et en Turquie, le climat de peur persistait. Pourtant, malgré ce contexte marqué par les discours xénophobes et les politiques répressives, il reste des raisons d’être optimiste. Le militantisme progresse et la contestation s’amplifie. Une véritable lame de fond, composée de gens ordinaires animés par une passion extraordinaire, se soulève, en faveur de la justice et de l’égalité.

Critique de la politique étrangère européenne

Les États membres de l’Union européenne doivent agir face aux acteurs internationaux qui se retirent voire sapent les accords relatifs aux droits humains. Amnesty International les appelle à renforcer leur politique étrangère en faveurs des libertés fondamentales.

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ACTUALITES DU MOIS

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DROITS HUMAINS
Informations récentes



un site qui présente les démarches à suivre en français, anglais, arabe et russe, pour les personnes bénéficiaires de la protection internationale en France ainsi que des bandes dessinées réalisées à partir de l’expérience de réfugiés.


GRACE A VOUS

Victoire : deux Afghans ne seront pas renvoyés !  

Grâce à votre action, Shajaudin et Sefatullah ont été libérés et ne craindront plus d’être renvoyés vers l’Afghanistan  [13.12.2018]

Plus de 3000 personnes ont interpellé Christophe Castaner , ministre de l’Intérieur, pour que ces deux jeunes hommes restent en sécurité en France et que leur demande d’asile soit examinée.
Sefatullah a été libéré le 19 novembre, trois jours après notre première interpellation. Mais, Shajaudin a été enfermé pendant 45 jours – durée légale maximum - au centre de rétention de Rennes.
En partenariat avec La Cimade, nous avons poursuivi notre travail de plaidoyer auprès du ministre et de ses services pour demander la libération de Shajaudin. Nous avons aussi interpellé des parlementaires. Il était essentiel que sa situation ne soit pas oubliée.
Le ministre aura attendu la fin légale de la durée de rétention pour libérer enfin Shajaudin.

Les renvois en Afghanistan sont et resteront inadmissibles et illégaux tant que les civils risquent leur vie dans ce pays.
Les autorités françaises ont l’obligation de ne pas renvoyer une personne vers le danger.

Ensemble, nous resterons vigilants sur le sort d’autres afghans pour exiger que la France respecte cette obligation.

Tep Vanny libérée (Cambodge)

[21/08/2018]  Militante pour le droit au logement au Cambodge, Tep Vanny a passé plus de 700 jours en détention. Il lui était reproché d’avoir participé à une manifestation organisée en mars 2013 devant le domicile du Premier ministre.
Elle a enfin été libérée  à la faveur d’une grâce royale il y a quelques jours.

Une victoire pour les communautés indigènes d'Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le jugement rendu contre une compagnie minière remet au centre le consentement des communautés indigènes  (27.11.2018)

La Haute Cour du nord de la province de Gauteng a décidé que le gouvernement ne pouvait pas accorder de licence d'exploitation pour le projet de mine de titane à Xolobeni.
Filiale de la compagnie minière australienne MRC, Transworld Energy and Minerals (TEM), a demandé en 2008 le droit d'extraire du titane dans le district d'uMgungundlovu, dans la province du Cap-Est .
Les villageois de Xolobeni, au Pondoland, ont créé le Comité de crise d'Amadiba (ACC) en 2007 pour contester ce projet minier, expliquant qu'il les dépossédait de leurs terres ancestrales et menaçait de les priver de leur histoire et de leurs moyens de subsistance.

Cette décision est une victoire non seulement pour cette communauté, mais aussi pour les autres communautés à travers le pays qui se battent pour protéger leurs terres, leur héritage et leur culture.

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A quand la fin de la rétention des enfants en France ?  (15.11.2018)

Une proposition de loi se prépare sur la rétention des familles étrangères. Ensemble, avec seize associations, nous interpellons les parlementaires pour mettre fin à la rétention des enfants en France.

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, il est consternant de noter que la France continue de mettre des enfants en rétention et que cette pratique est même en augmentation : en 2017, 305 enfants ont été placés en centre de rétention en métropole, soit 7 fois plus qu’en 2013 ; ils étaient 2 493 à Mayotte.

A l’heure actuelle, un groupe de députés de La République en marche élabore une proposition de loi sur la rétention des publics vulnérables, notamment les familles. Cette proposition sera bientôt soumise au débat de tous les parlementaires.


Indonésie. L’Aceh doit renoncer à un projet d’instauration de la décapitation comme méthode d’exécution  (15 mars 2018)

Réagissant aux informations selon lesquelles les autorités de la province de l’Aceh, en Indonésie, envisagent d’instaurer la décapitation comme châtiment pour les homicides, Usman Hamid, directeur d’Amnesty International Indonésie, a déclaré : 

« Les autorités locales de la province de l’Aceh doivent immédiatement renoncer à tout projet d’instauration de la décapitation comme méthode d’exécution et doivent abolir la peine de mort. L’argument des autorités de l’Aceh selon lequel la décapitation pourrait empêcher les homicides est sans fondement et inacceptable. Il n'existe aucun élément prouvant que la peine de mort ait un effet dissuasif particulier sur la criminalité, aussi choquante soit la méthode d’exécution.

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Mexique. Un rapport des Nations unies met en évidence une tentative de dissimulation dans l'affaire des 43 étudiants disparus  (15 mars 2018)

Un nouveau rapport accablant rendu public par les Nations unies à propos de l’enquête effectuée par le gouvernement mexicain sur la disparition forcée de 43 étudiants en 2014, qui révèle les détentions arbitraires et les actes de torture infligés à des suspects, ainsi que la falsification et la dissimulation d’éléments de preuve, souligne à quel point il est urgent de réformer la manière dont les enquêtes pénales sont menées au Mexique, a déclaré Amnesty International vendredi 16 mars.

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Les disparitions forcées, toujours d’actualité

L’enfer des prisons syriennes

télécharger le rapport :
"'it breaks the human' : torture, disease and death in syria's prisons"
(en anglais),  Index: MDE 24/4508/2016,  Date de publication : 18 août 2016



VIDEOS-FILMS

Manifester est un droit

Violences, manifestations interdites, journalistes agressés... on fait le point.



Sortie de la vidéo « Civils dans les conflits »

Les civils sont les premières victimes des conflits armés dans le monde. Exécutions, torture, déplacements forcés, leur protection est mise à mal.
Pourtant, les gouvernements et les autres parties des conflits, comme les groupes armés, ont, en vertu du droit international humanitaire, l’obligation de protéger les civils. Mais qu’entend-on par « civil » pendant un conflit ? Et le droit international humanitaire, c’est quoi exactement ?


Voici une vidéo qui répond à ces moyens de contribuer à la protection questions et présente les différents des civils qui sont à la portée de toutes et de tous.

Voir Pour Comprendre #3 : le commerce des armes (feat Léo Grasset de DirtyBiology)

Qu’est-ce que le commerce des armes ? Comment fonctionne-t-il ? Quelle est la situation aujourd’hui dans le monde et en France ? Qu’est-ce que le traité sur le commerce des armes (TCA) ? Amnesty International vous propose des éléments pour comprendre et agir en faveur d’un meilleur encadrement du marché de l’armement
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Refugiés une crise mondiale


La crise des réfugiés en 4 questions


La crise des réfugiés est-elle terminée ? Les mesures annoncées par la France vont-elles suffire à régler la crise ? Qu'en est-il des milliers de réfugiés actuellement dans les camps en Jordanie, au Kenya .. ? Que demande Amnesty International ?

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Roms : des écoliers avec des rêves comme les autres
Toutes les personnes interviewées au cours de ce reportage vivent dans les bidonvilles de la rue Truillot à Ivry et dans celui de Ris Orangis, rue Frommont.

Au moment où nous tournons ces images, leurs habitants sont sous la menace d’une procédure d’expulsion prévue pour la fin du mois de juin 2015,
soit 15 jours après la réalisation de ces images.

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